Patrimoine et Développement durable

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A première vue patrimoine et développement durable, qui font aujourd’hui consensus, participent de la même logique : il s’agit de mieux articuler le temps présent des sociétés, à leur passé et leur avenir, dans une logique de transmission et de solidarité intergénérationnelle.

Envisagé à cette échelle avant tout sous l’angle de la densification urbaine, le développement durable peut en effet être mis en avant pour justifier certaines démolitions.

Le patrimoine et le développement durable, apparaissent aujourd’hui comme deux notions consensuelles, unanimement utilisées par les décideurs et responsables locaux. La nécessité de protéger et transmettre le patrimoine, héritage culturel défini comme « bien commun » est aujourd’hui une idée largement répandue parmi les élus. Tout responsable urbain, élu ou technicien, semble désormais persuadé qu’une ville qui valorise ses héritages architecturaux et urbanistiques se donne les moyens de mieux préparer son avenir .

De même, la volonté de proposer des modèles de développement durable, défini en tant que « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », s’affiche de plus en plus dans les discours des mêmes acteurs.

Les actions entreprises par la plupart des villes françaises semblent aujourd’hui intégrer ce nouveau paradigme, que ce soit en terme de transport, de gestion des déchets, d’urbanisme…. Selon Cyria Emelianoff (*), cet intérêt pour la notion de développement durable, relativement récent à l’échelle européenne, s’inscrit de manière privilégiée dans un registre qualitatif et non pas scientifique ou technique comme en Europe du Nord : en France sont ainsi mises en exergue des notions telles que la qualité de vie, l’espace public, la requalification urbaine et le patrimoine.

(*) Maître de conférences en géographie, aménagement et urbanisme à l’Université du Maine (Le Mans), Cyria Emelianoff est une spécialiste du thème de la ville durable. Elle a coordonné plusieurs programmes de recherches sur le sujet: « Risques, vulnérabilité et politiques de développement durable en milieu urbain » à l’Université du Maine; « L’investissement habitant des lieux et milieux de vie: une condition du renouvellement urbain? » au PUCA (Plan Urbanisme Construction et Architecture).

 

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