Le forum des lecteurs – Conseil municipal du 4 Juillet 2016

billet-d-humeur

Nous publions aujourd’hui « Les Echos du Conseil Municipal du lundi 4 Juillet 2016  » édités par un de nos lecteurs.


visuel-conseil-municipal2_1_ » LES ECHOS DU CONSEIL MUNICIPAL DU 4 JUILLET

Le conseil municipal s’est finalement tenu le 4 juillet puisque Mme Berthy avait préféré attendre les vacances scolaires afin de désamorcer les tensions provoquées par sa politique en ce domaine. Le prochain conseil municipal aura lieu le 27 septembre.

Au cours du conseil municipal du 4 juillet plusieurs points majeurs ont été abordés. Voilà un résumé des principaux débats.

1°/ Mme Berthy a fait entériner les procès-verbaux des conseils municipaux précédents, ce qui a entraîné une vive polémique avec l’opposition socialiste, qui s’est insurgé contre le résumé « mensonger » qui avait été fait de leurs propos sur l’école.

Afin de mettre un terme à la polémique et de favoriser une véritable information des Montmorencéens, Armelle Josseran a suggéré qu’à l’avenir tous les conseils municipaux soient filmés dans leur intégralité et diffusés simultanément sur internet notamment sur le site de la ville de Montmorency. Mme Berthy ayant mis en avant des contraintes financières, l’opposition a pris l’engagement de prendre elle-même le problème à bras le corps et d’assurer elle-même la logistique nécessaire à la réalisation de cette entreprise de bon sens.

2°/ Mme Berthy a fait avaliser le rachat par la ville d’un terrain sportif en plein cœur du quartier de la Chesnay à la suite de la plainte déposée par la propriétaire contre l’utilisation abusive faite de son bien par l’ancienne municipalité socialiste. Le coût de l’opération approuvé par l’actuelle majorité s’élève à 90 000 euros.

L’ancien maire François Detton a reconnu avoir commis une négligence même si plusieurs de ses policiers se sont étonnés de l’incapacité de l’équipe actuelle à déterminer si la propriétaire avait encore le droit légalement de réclamer la jouissance de son bien dès lors qu’elle ne s’en était pas occupée pendant plus de 30 ans. Le conseil n’a pas permis d’établir les responsabilités des uns et des autres ni de lever l’opacité entourant la démarche.

3°/ Mme Berthy a fait avaliser son projet de modification du Plan local d’urbanisme dont les détails ont été présentés par l’adjointe Mme Le Guern en charge de ce dossier. Mme Berthy se contentant de conclure pour sa part qu’en fin de compte le Préfet trancherait.

Armelle Josseran lui a immédiatement rétorqué qu’elle allait droit dans le mur. Opinion également partagée par l’opposition socialiste qui a mis Mme Le Guern en grande difficulté en lui demandant de répondre oui ou non à plusieurs questions. A chaque fois la réponse ayant été négative, les élus socialistes ont fait valoir à la majorité actuelle qu’elle rejetait de facto toutes les recommandations émises par le commissaire-enquêteur et toutes les suggestions faites par le Préfet lui-même concluant à juste titre que ce projet de modification qui allait coûter cher à la commune était voué à être retoqué comme la précédente réforme que Mme Berthy était censée mettre en place. Le maire n’a pas réagi à une mise en cause directe de la part du groupe socialiste : « Vous amusez la galerie et vous abusez vos électeurs afin de leur faire croire à votre volonté d’aller dans le sens de leur souhait alors que vous savez très bien que vous faites exprès de faire échouer la démarche. »

Armelle Josseran a également interrogé Mme Berthy sur deux dossiers concernant plus particulièrement le quartier des Champeaux.

Le premier concerne le sort de la propriété au 19 Bld Maurice Berteaux qui s’apprête à être démantelé par lots. L’acheteur, un entrepreneur qui s’appuie sur une agence immobilière de la ville, avait acquis la propriété et un terrain de près de 1 300 m² pour 380 000 euros, prix dérisoire mais validé devant témoins par Mme Le Guern, adjointe à l’urbanisme essaie maintenant, toujours par le biais de la même agence, de revendre l’ensemble pour plus de 700 000 euros au bout d’un mois. Mme Berthy a assuré qu’elle ne se souvenait plus de cette affaire y compris de la pétition signée par 2 500 personnes sur un total de 14 000 électeurs à Montmorency et que, de toutes façons, le dossier avait été bouclé à la satisfaction des riverains alors que l’arrêté de division qu’elle a pris fait non seulement l’objet d’un recours gracieux auprès d’elle mais aussi d’une saisine du Tribunal administratif en raison de vices de forme entachant la décision.

Au moment de la remise de la pétition Mme Le Guern avait fait savoir dans la presse qu’elle s’était opposée à environ 500 permis de construire, chiffre évidemment grotesque mais qui n’avait suscité de sa part aucun démenti. Lors du conseil municipal elle s’est déchaînée contre la presse affirmant que « Les journalistes racontent n’importe quoi mais qu’elle respectait trop la liberté de la presse pour démentir les propos qui lui étaient prêtés. »

Face aux questions d’Armelle Josseran et de l’opposition socialiste, elle a d’abord affirmé n’avoir aucun idée du nombre de permis de construire rejetés par la ville avant d’avancer le chiffre de 6 pour le collectif, tout en étant toujours incapable d’avancer un chiffre quelconque pour les pavillons. Le lendemain, elle avait retrouvé partiellement la mémoire dans une interview au Parisien affirmant qu’elle avait refusé 5 projets d’immeubles et 7 projets de pavillons.

En d’autres termes, des chiffres ridicules bien loin des promesses faites lors de la campagne électorale puisque, au cours du conseil municipal elle a redit aux socialistes qu’elle partageait des objectifs voisins avec eux allant dans le sens de la réunion une semaine plus tôt de la Commission de l’urbanisme où elle avait proposé à l’opposition de gauche de travailler main dans la main.

Le second a trait au projet de centre médical des Champeaux qui doit conjurer le risque de voir le quartier peuplé par près de 7 000 habitants se transformer en un véritable désert médical. Mme Berthy a qualifié les porteurs de ce projet de gens incompétents qui lui avaient présenté un dossier mal ficelé alors que le financement en était déjà assuré et qu’il s’agissait seulement de demander au ministère de la Défense la vente d’une petite parcelle nécessaire à la construction d’un parking pour les visiteurs. Dans la foulée, le maire a également affirmé que grâce à elle une solution de rechange avait été trouvée et approuvée par ses interlocuteurs, autrement dit l’ancienne école de musique des Champeaux aujourd’hui désaffectée alors que les promoteurs du centre médical rejettent totalement cette initiative dès lors que le bâtiment vétuste nécessite des travaux gigantesques et que de surcroît le terrain est trop petit pour édifier le parking indispensable à la venue de visiteurs.

4°/ Création du BIP, le Bld Intercommunal du Parisis, véritable autoroute qui doit couper Montmorency en deux et dont Mme Berthy avait assuré au moment de son élection qu’elle s’y opposerait pour défendre le cadre de vie de Montmorency, thème central de sa politique.

 Le sujet n’était pas à l’ordre du jour du conseil municipal mais il a quand même été abordé et a vu Mme Berthy se livrer à un aveu de taille à savoir que, par principe, elle n’était pas opposée à ce projet d’ailleurs défendu par Valérie Pécresse, la nouvelle Présidente du conseil régional d’Ile de France. Pour reprendre l’expression de George Orwell sur la novlangue, cela signifie donc que sur ce thème aussi Mme Berthy renie ses engagements et appuie désormais un projet qu’elle était censée combattre et qui s’avère désastreux pour le cadre de vie de Montmorency.

5°/ Mise en vente et destruction de l’ancien tribunal d’instance dans le bas de Montmorency.

Lors du précédent conseil municipal du 11 avril, Mme Berthy et Mme Le Guern avaient affirmé n’avoir aucune idée concernant le sort réservé au bâtiment alors qu’un peu plus de deux mois plus tard elles ont fait valider sa destruction et son remplacement par des immeubles par le conseil municipal sans tenir compte par exemple de l’intérêt historique de l’escalier qui se trouve à l’intérieur du bâtiment. L’opposition socialiste a démontré au maire qu’un tel délai était trop court pour que le dossier ait pu avancer de cette manière et que par conséquent Mme Berthy avait menti aux élus municipaux en affirmant le 11 avril qu’elle n’avait aucun projet sans susciter la moindre réaction du maire. Mme Le Guern a prétendu avoir saisi l’administration des Domaines pour obtenir une estimation de la valeur du bien mais elle a refusé de la livrer aux élus municipaux malgré la demande formelle qui lui en a été faite.

Lors de sa campagne électorale, Mme Berthy avait affirmé qu’elle ne serait pas un maire destructeur mais un maire protecteur. Son nouveau slogan est désormais tout trouvé : demain on rase mais naturellement pas gratis.

D.T. « 

 

Si vous voulez commenter, merci de remplir le formulaire ci-dessous.

Publicités
Cet article, publié dans Actualités, Démocratie locale, est tagué , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s